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Creativity Online Top 5… le rendez-vous

Cet article est écrit par Laure Frémicourt

 

 

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CREATIVITY Online Top 5.

Chaque semaine, c’est comme un rendez vous. Le lundi paraît le top 5 des meilleures publicités de Creativity Online (www.creativity-online.com), une des nombreuses ramifications de la grande famille de Advertising Age. (source d’inspiration inépuisable)  

A Podcaster sur Itunes ou à regarder en streaming sur le site, l’expérience est souvent un moment de jubilation. Permettant de rester à la page sur ce qui se fait à travers le monde dans le milieu créatif, cela devient la dose de publicité minimum vitale pour tout planner. Ne se limitant aux plus belles créations de la publicité traditionnelle, des réussites aussi bien en affichage, digital ou  media tactiques sont souvent à dénombrer.

De la publicité souvent inspirée, réussie d’un point de vue créatif mais bien souvent, aussi, stratégiquement pertinente. 5 minutes en moyenne par semaine pour se ressourcer en somme, un bon investissement. On peut juste regretter que la vidéo se limite aux faits bruts, sans commenter plus avant les créations présentées.  

Le programme de la semaine :

Un mélange hétéroclite comme toujours. Des réussites créatives comme le spot de TBWA « pain without borders », parfaite incarnation d’une idée simple et efficace, ou celui pour les Transports de Londres, delicieux remake décalé du Cluedo. Et une source d’inspiration en elle-même : le widget de Sprint « this is now » (http://now.sprint.com/widget/), sur lequel il est sans aucun doute possible de perdre un temps fou.

Encore un top 5 plus que convainquant pour bien commencer la semaine 

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Seul hic, après une semaine le top 5 est remplacé par son successeur et ne reste qu’accessible aux abonnés… Il ne faut donc pas faire d’infidélité et se retrouver religieusement devant son écran tous les lundis.   

Pour visionner le Top 5 de la semaine c’est ici : http://creativity-online.com/?action=news:article&newsId=132374&sectionId=top_5 
 
 

 

 

La magie du cirque sans le cirque

Cet article est proposé La magie du Cirque sans le Cirque

…ou comment capter l’invisible qui saute aux yeux ? 

Asseyez vous pour deux belles heures, fermez les yeux… et rouvrez-les.  

Retrouvez le temps perdu, la rêverie et l’enfance des jeux où la simple évocation d’une illusion, irréalité, devient aussi vrai que vous aimez le chocolat et que votre grand-mère fait les meilleures soupes - comme par enchantement. Il n’y a pas besoin d’artifices.

Jean-Baptiste Thierrée ne fait pas le magicien épanoui, il l’est ! Ses tours sont autant de bêtises qu’on aurait tant voulu cacher petits. Victoria Chaplin, quand à elle, se métamorphose au gré des objets qui l’entourent, de bric et de broc puis se contorsionne jusqu’à rentrer totalement dans un mouchoir de poche. On s’enthousiasme d’un lampadaire qui devient tête de dragon, que le haut soit le bas, que l’on serve au vélo et non l’inverse.

Et puisqu’on découvre tous les “trucs” évidents et visibles de ce magicien iconoclaste, la magie opère. Parce qu’on s’émerveille de la force d’imagination dont on est encore capable, et ce, malgré un quotidien où l’on se sent  parfois transparent…  
 

En ce moment et jusqu’au 30 novembre 2008, au Théâtre du Rond Point, Le Cirque Invisible écrit, déguisé et mis en scène par Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée. 

Pour finir, la boîte à musique de Philip Glass.

 

 

Culture d’agences : le planning vu par Rapp

Cette article est proposé par Ambre Abid 

Le planning stratégique selon Rapp (DDB Groupe France).  

    DDB Groupe France, entité française de DDB Worldwide et troisième groupe de communication en France, se compose de 20 agences aux expertises diverses et complémentaires. Parmi elles, l’agence spécialisée en communication interactive et relationnelle Rapp, dont le rôle est de « développer le capital client des marques en volume, valeur et loyauté ». Leur credo ? « Customer obsession is our obsession ». Face à une telle conviction, l’étudiant ne peut que s’interroger sur la définition du planning stratégique au sein de l’agence : quelles fonctions ? Avec quelles méthodes ? Quelle organisation ?  La philosophie générale du groupe DDB, fidèle à l’esprit de son fondateur, à savoir « la créativité au service de l’efficacité » influence-t-elle la pensée stratégique de ces professionnels ? 

Le planning stratégique de l’agence Rapp se définit comme un « universal planning », divisé en trois pôles : « data, media and brand planning ». Les professionnels qui seront cités dans cet article appartiennent à ce dernier pôle.  

▪ Le Marketing Relationnel et Rapp : 

    La question fondamentale du Marketing Relationnel est la suivante : « qu’est-ce que la marque met en place pour nous toucher nous, consommateurs ? ». En ce sens, comme le souligne le planneur stratégique junior Benjamin Le Clercq, le Marketing Relationnel « existe dans le message de relation, dans l’intention ». Pour travailler ce message, le département du planning stratégique de l’agence se compose de cinq planneurs (deux seniors, deux juniors ainsi qu’un directeur des stratégies, sans oublier un ou deux stagiaires). Leurs fonctions : analyse des comportements consommateurs, benchmark, recommandations stratégiques et accompagnement du travail créatif, et pour finir veille et mise à jour de données qui pourraient être utiles aux commerciaux. 

▪ Rapp : le planning au pays du Marketing services : 

    Selon Benjamin Le Clercq, les planneurs de chez Rapp - lorsqu’ils ne sont pas impliqués directement dans un projet dès le brief client - sont des« prestataires de services pour les commerciaux ». En effet, il s’agit bien souvent pour les planneurs de répondre à des besoins d’étude, selon la problématique client en présence. « Chez Rapp, on croit en la force du planning parce que nous sommes reconnus par les commerciaux… parce que sans les commerciaux, on n’existe pas ! ». (B. Le Clercq)

    Cédric Ledoux, deuxième planneur junior de l’agence, pense même que le planning de chez Rapp présente une dimension « plus commerciale » que celui de certaines agences de publicité. Cette caractéristique découlerait directement selon lui de l’historique des agences spécialisées en Marketing Services : le planning de ces agences - plus « jeune » que celui des agences de publicité - aurait eu dès le départ une dimension fortement stratégique. Ainsi, le planneur doit promouvoir ici ses idées auprès des seniors et du directeur des stratégies, puisque la stratégie « pure » n’est plus laissée au seul directeur commercial. Ils se différencient donc de « certaines agences de publicité où là on sort de temps en temps le planneur dehors, comme une lumière ».

Cette opposition à d’autres plannings jugés très « intellectuels » se perçoit aussi dans le timing des opérations. « Ici, on ne travaille pas pendant trois, quatre mois sur une problématique de marque ». La moyenne est en effet de trois, quatre semaines pour un projet - il arrive cependant que certains projets demandent beaucoup plus de temps -, un rythme qui leur convient parfaitement.

    Les deux planneurs affirment donc leur implication dans toutes les étapes d’un projet. Une intégration qui se fait aussi bien en amont de la stratégie avec les commerciaux qu’en aval avec les créatifs. « Du coup, nous sommes autant des hommes d’étude que des vendeurs d’idées » conclut Cédric Ledoux. 

▪ Et l’inspiration dans tout ça ? :  

    Question peut-être naïve … mais que peut se poser malgré tout l’étudiant : si le planneur est en charge d’un budget client pendant plusieurs années, son inspiration ne risque-t-elle pas de se tarir ? La proposition de nouveaux axes stratégiques à son client n’est-elle pas plus difficile ? Tout d’abord, nous répond Benjamin Le Clercq, le planneur n’est pas en relation avec le client comme peut l’être le commercial. Sa vision du problème est donc plus globale et se nourrit en continu par des recherches de tous ordres. Deuxièmement, un réflexe que se doit d’avoir le planneur : comparer.  « Tous les planneurs doivent être capables de parler de la stratégie de telle ou telle marque, d’accord. Mais  pour se renouveler, il faut  regarder dans tous les secteurs et être à l’affût de tous les ponts et de toutes les stratégies ».  

    Un conseil que nous mûrirons au fil des mois…

 

 

Raymond Depardon, porter un autre regard sur l’homme

Cet article est proposé par Laure Dandolo

 

Qu’est-ce-qui nous inspire dans la vie de tous les jours, vers quoi notre regard se pose et notre pensée s’égarent ? Il y a des études sur les Français, leur mode de vie, leurs préoccupations, leurs attentes, des publicités innovantes et des phénomènes de mode venus de partout dans le monde. Et puis, il y a ces petites choses, ces petits intérêts que l’on porte à des personnages, des films, des affiches.. qui nous apprennent tout autant.

Raymond Depardon est un homme dont on parle beaucoup en ce moment, à l’occasion de la sortie de son documentaire La vie moderne, je profite donc de l’actualité pour évoquer ces livres et plus particulièrement La Solitude heureuse du voyageur. Il s’agit à la fois d’un recueil de photographie et d’une autobiographie. Le seul lien entre la photo et le texte est l’homme lui-même, le photographe derrière son objectif, l’écrivain se délivrant. 

 

 

C’est là que repose le travail de R. Depardon : dévoiler, arrêter le temps. Tout est dans l’instant figé et tout est dans le silence de l’homme seul face à lui-même : le recueil rend compte des émotions fortes que ressent le photographe face à des images saisissantes qui font désormais parties de la grande histoire. Lorsque l’on s’intéresse à l’homme on ne peut rester insensible à son travail. Il ouvre des pistes de réflexion sur les liens qui existent entre ce que fait un homme et ce qu’il pense, il apporte une autre vision  de l’humanité, sans mise en scène.

couverture de la solitude heureuse du voyageur

Quelques infos : 

Raymond Depardon est né le 6 juillet 1942 à Villefranche-sur-Saône. Photographe, réalisateur, journaliste et scénariste français, il est considéré comme l’un des maîtres du film documentaire. Il a cofondé en 1966 avec Gilles Caron la célèbre agence Gamma.

 

Pour en savoir plus :

 

 

Management interculturel par O.Meier

Ce billet est écrit par Elena Chihai : 

 

La communication efficace constitue la préoccupation principale d’un bon planeur ! Dans le contexte des organisations devenues européennes voir mondiales, la communication interculturelle devient essentielle.

couverture management interculturel O.Meier

Ma soeur a fait des études de commerce international, c’est donc chez elle que j’ai trouvé ce livre -  « Management interculturel » (auteur : O. Meier, voir détails ci-dessous). Je ne l’ai pas lu entièrement car je suis passée directement au chapitre consacré à la communication (ce qui est plutôt « normal » pour une étudiante de CELSA). Les idées qui y sont exposées m’ont interpellés. Je tente ainsi de mettre au profit mes expériences personnelles (toutes fraîches) de contacts interculturels. Je me demande donc  quelle est la meilleure modalité pour une entreprise de lancer son produit et sa marque (ou son système de valeurs) sur un plan international, de communiquer sur un territoire avec une culture différente de celle du pays d’origine de la marque.

Exemple: Prenons le cas d’une politique de communication publicitaire sur des produits détergents en Allemagne et au Brésil. Si le message et a priori le même (performance au lavage, efficacité blancheur, prix accessible), la manière dont les propos sont traités et rendus auprès du public, se révèle in fine assez différente d’une zone culturelle à l’autre. Les Allemands accordent une place centrale au réalisme du message, en faisant valoir les qualités techniques et scientifiques du produit à l’aide d’analyses comparatives et d’informations professionnelles. A l’inverse, les Brésiliens privilégient la dimension symbolique du message, en s’intéressant à l’imaginaire du produit (convivialité, bonheur, environnement) [« Management interculturel », Olivier Meier, éd: Dunod, Paris 2006, p.195]

Je suis convaincue du fait que la compréhension des valeurs d’une autre culture est d’une importance primordiale afin d’y lancer de la meilleure façon une pub ou une autre forme de communication. On doit bien comprendre les différences liées à l’usage de la langue, qui reflète le chemin de pensée. Par exemple, si aux USA les verbes des messages publicitaires portent le sens, la direction de l’action, en France le contenu du message est centré sur l’être, l’individu. Le rapport de la communauté ciblée au message lui-même est, lui aussi, spécifique à la culture. Ainsi, en France la communication se doit d’être formelle et contenue dans des formules-types très sobres, alors qu’en Allemagne le style des messages publicitaires est plutôt décontracté et informel, mettant l’accent sur la convivialité.

A titre d’exemple, je vous propose trois publicités de la même marque (IKEA), destinées à des environnements culturels très différents. Je me permets également de dresser une liste très brève et non exhaustive des mots-clés suggérés par les trois pubs, en fonction du pays ciblé : créativité, nouveauté et libre cours à l’imagination (Singapour), confort et convivialité (Portugal), prix accessible et « démocratique » (France).

A voir, donc :

Un chantier inspiré

C’est avec un nouveau projet, un nouveau profil et bientôt un nouveau nom que Kaïros blabla finira l’année 2008. Volontairement plus collaboratif, plus ouvert et plus ancré dans la pensée stratégique, cet espace se voudra, pendant les mois qui viennent, un lieu de débats. Ou du moins de partage de points de vue. Points de vue sur ce qui nous inspire, ce qui nous étonne, ce qui augure du futur, tout, enfin, ce qui pourrait influencer un stratège, un planneur, un concepteur.

C’est avec les étudiants du Celsa, précisément la promotion de Master en communication (planning stratégique & stratégie média) que nous allons commencer la constitution d’un “outil d’inspiration” , reprenant à la fois les sources basiques et utiles pour une pratique du planning et en ouvrant à d’autres idées et d’autres perspectives.

Alors voilà, un étudiant par jour, tous les jours, qui nous apporte son regard et qui se prête à la discussion et au commentaire, pendant plusieurs semaines. Profitons-en !