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Baby disco

Cet article est proposé par Fred Lewin

 

Vous en rêviez pour vos enfants? Le Palais de Tokyo l’a fait! Désormais, si vous ne savez plus quoi faire de vos bambins, emmenez-les danser au musée d’art moderne…

   

Le concept? à l’origine de ce projet, deux scénographes, Carine Charaire et Olivier Casamayou, qui décident de créer la Baby Disco. Bien plus qu’une discothèque, le projet se veut un “lieu d’initiation à certains aspects de la création contemporaine”. En effet, situé dans le Palais de Tokyo et accessible aux enfants âgés de 3 à 7 ans (les parents ont interdiction d’y pénétrer), l’endroit propose ateliers avec professionnels (chorégraphes, artistes et musiciens), des “DJ sets live”, une Colette Baby Dance…pour la modique somme d’une dizaine d’euros par enfant (le prix de deux bons Disney au ciné!)
À première vue, le concept semble assez surprenant. Après réflexion, on peut se demander dans l’histoire qui y prend le plus de plaisir: le parent, fier de dire à son entourage que sa progéniture a appris à mixer au côté d’Ariel Wizman ou l’enfant, heureux d’être propulsé dans le monde des adultes (avant l’heure). Car rappelons que ce concept à vocation de “socialisation” ne s’adresse pas vraiment à l’enfant lambda. Une nouvelle initiative “bobo branchée”, sponsorisée par Little Marc Jacobs, qui relance le débat sur le marketing des enfants. En une phrase, jusqu’où peut-on aller?

 

Au fait, si vous êtes intéressés, la réservation est vivement conseillée. Si les séances du mois de novembre sont complètes…paraît que le dessin animé Les Chimpanzés de l’espace n’est pas si mal que ça!
Merci à Sortiraparis.com pour la photo.

 

 

La publicité à l’école, une fausse bonne idée ?

Cet article est proposé par Lore Fustec

 

Pour les marques, la tentation de ne plus rester aux portes de l’école (cf. Marketing Magazine, novembre 2008) est forte. D’une part, les initiatives publicitaires croissantes des marques envers les populations scolaires avaient été encouragées par une circulaire de mars 2001, ébréchant pour la première fois l’interdiction de la publicité à l’école en vigueur depuis 1936. D’autre part, les enfants sont souvent prescripteurs des achats effectués par leurs parents et beaucoup des produits consommés par les enfants le seront encore à l’âge adulte. Dans ces conditions, être parmi les premiers à pénétrer dans cet univers peu sembler capital mais, la prudence reste de mise.

Dans les domaines du sport, de la nutrition ou encore de l’éducation sexuelle certaines marques peuvent être considérées comme ayant une certaine expertise. Mais, cela ne signifie pas pour autant quelles puissent s’inscrire dans une véritable démarche éducative, capable de satisfaire les souhaits des parents voire, d’être irréprochables, et d’apporter une véritable valeur ajoutée du point de vue pédagogique.

Dès lors, communiquer sur ce terrain risque de cristalliser des tentions déjà existantes dans la communication spécifiquement dirigée sur la cible des enfants. Des marques qui sont déjà en porte-à-faux, car accusées d’être en partie responsables des repas mal équilibrés des enfants, par exemple, risquent de perdre définitivement la confiance des parents. De plus, l’école n’est pas un lieu hermétique dans lequel on pourrait intervenir sans que cela tire à conséquences, sans prendre le risque de faire naître un mouvement d’opinion.

Au final, cette pénétration dans un univers protégé, dans un domaine particulièrement sensible et toujours au centre de l’attention, comme en témoigne le récent succès du film « Entre les Murs », risque de desservir non seulement les marques mais aussi la publicité en général. Peut-être, ne faut-il pas aller trop loin pour parvenir à sortir la publicité de son carcan commercial.

 

Sources :

 

http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/la-pub-exclue-de-l-ecole_488449.html

http://instits.org/outils/pub_ecole.pdf

http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=3121