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Art & création

Baby disco

Cet article est proposé par Fred Lewin

 

Vous en rêviez pour vos enfants? Le Palais de Tokyo l’a fait! Désormais, si vous ne savez plus quoi faire de vos bambins, emmenez-les danser au musée d’art moderne…

   

Le concept? à l’origine de ce projet, deux scénographes, Carine Charaire et Olivier Casamayou, qui décident de créer la Baby Disco. Bien plus qu’une discothèque, le projet se veut un “lieu d’initiation à certains aspects de la création contemporaine”. En effet, situé dans le Palais de Tokyo et accessible aux enfants âgés de 3 à 7 ans (les parents ont interdiction d’y pénétrer), l’endroit propose ateliers avec professionnels (chorégraphes, artistes et musiciens), des “DJ sets live”, une Colette Baby Dance…pour la modique somme d’une dizaine d’euros par enfant (le prix de deux bons Disney au ciné!)
À première vue, le concept semble assez surprenant. Après réflexion, on peut se demander dans l’histoire qui y prend le plus de plaisir: le parent, fier de dire à son entourage que sa progéniture a appris à mixer au côté d’Ariel Wizman ou l’enfant, heureux d’être propulsé dans le monde des adultes (avant l’heure). Car rappelons que ce concept à vocation de “socialisation” ne s’adresse pas vraiment à l’enfant lambda. Une nouvelle initiative “bobo branchée”, sponsorisée par Little Marc Jacobs, qui relance le débat sur le marketing des enfants. En une phrase, jusqu’où peut-on aller?

 

Au fait, si vous êtes intéressés, la réservation est vivement conseillée. Si les séances du mois de novembre sont complètes…paraît que le dessin animé Les Chimpanzés de l’espace n’est pas si mal que ça!
Merci à Sortiraparis.com pour la photo.

 

 

La joyeuse de photographie

Cet article est proposé par Laure Frémicourt

 

Le retour de l’authenticité photographique 

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Depuis quelques temps pullulent dans Paris des cabines photomaton d’un nouveau genre : implantés dans des endroits où le « branchitude » n’est jamais en reste (du point éphémère au 104 en passant par le Palais de Tokyo), ces distractions particulières se sont taillées en quelques mois une réputation au-delà des frontières… d’arrondissement.  

Le principe en est simple : 2 euros pour 4 photos différentes en noir et blanc. Importé de Berlin et développé à New York, le système semble séduire et des badges d’aficionados ont déjà surgit sur des vestes et des sacs, ici ou là. 

La disparition de ce type « d’automate photographique », placé anciennement dans les gares et non dans les bars, n’avait pas crée de mouvement populaire, son retour le pourrait. 

Ce micro évènement est certes un parisianisme mais peut être pas tant que cela à la marge du mouvement général. Faisant furieusement écho au retour du bistrot de quartier comme endroit hype s’il en est, le repli de manière générale sur du connu et de l’ancien. Cette machine à photos est un peu comme un condensé de la tension entre désir de mobilité et de constant renouveau des activités et passions passagères, et celui d’un retour sur soi et sur son cocon et une volonté de décélération : une photographie de l’instant mais aussi paradoxalement ni jetable, ni instantané (s’inscrivant dans une démarché, réattribuant un lieu à la photographie).

Un goût incommensurable de l’authentique pour cette alternative à la photo numérique. Nostalgique les parisiens ?

Reste à vérifier le succès à long terme de l’initiative pour l’établir au rang de signe, révélateur d’une tendance. 

A retrouver sur www.lajoyeusedephotographie.com  

   

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Creativity Online Top 5… le rendez-vous

Cet article est écrit par Laure Frémicourt

 

 

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CREATIVITY Online Top 5.

Chaque semaine, c’est comme un rendez vous. Le lundi paraît le top 5 des meilleures publicités de Creativity Online (www.creativity-online.com), une des nombreuses ramifications de la grande famille de Advertising Age. (source d’inspiration inépuisable)  

A Podcaster sur Itunes ou à regarder en streaming sur le site, l’expérience est souvent un moment de jubilation. Permettant de rester à la page sur ce qui se fait à travers le monde dans le milieu créatif, cela devient la dose de publicité minimum vitale pour tout planner. Ne se limitant aux plus belles créations de la publicité traditionnelle, des réussites aussi bien en affichage, digital ou  media tactiques sont souvent à dénombrer.

De la publicité souvent inspirée, réussie d’un point de vue créatif mais bien souvent, aussi, stratégiquement pertinente. 5 minutes en moyenne par semaine pour se ressourcer en somme, un bon investissement. On peut juste regretter que la vidéo se limite aux faits bruts, sans commenter plus avant les créations présentées.  

Le programme de la semaine :

Un mélange hétéroclite comme toujours. Des réussites créatives comme le spot de TBWA « pain without borders », parfaite incarnation d’une idée simple et efficace, ou celui pour les Transports de Londres, delicieux remake décalé du Cluedo. Et une source d’inspiration en elle-même : le widget de Sprint « this is now » (http://now.sprint.com/widget/), sur lequel il est sans aucun doute possible de perdre un temps fou.

Encore un top 5 plus que convainquant pour bien commencer la semaine 

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Seul hic, après une semaine le top 5 est remplacé par son successeur et ne reste qu’accessible aux abonnés… Il ne faut donc pas faire d’infidélité et se retrouver religieusement devant son écran tous les lundis.   

Pour visionner le Top 5 de la semaine c’est ici : http://creativity-online.com/?action=news:article&newsId=132374&sectionId=top_5 
 
 

 

 

La magie du cirque sans le cirque

Cet article est proposé La magie du Cirque sans le Cirque

…ou comment capter l’invisible qui saute aux yeux ? 

Asseyez vous pour deux belles heures, fermez les yeux… et rouvrez-les.  

Retrouvez le temps perdu, la rêverie et l’enfance des jeux où la simple évocation d’une illusion, irréalité, devient aussi vrai que vous aimez le chocolat et que votre grand-mère fait les meilleures soupes - comme par enchantement. Il n’y a pas besoin d’artifices.

Jean-Baptiste Thierrée ne fait pas le magicien épanoui, il l’est ! Ses tours sont autant de bêtises qu’on aurait tant voulu cacher petits. Victoria Chaplin, quand à elle, se métamorphose au gré des objets qui l’entourent, de bric et de broc puis se contorsionne jusqu’à rentrer totalement dans un mouchoir de poche. On s’enthousiasme d’un lampadaire qui devient tête de dragon, que le haut soit le bas, que l’on serve au vélo et non l’inverse.

Et puisqu’on découvre tous les “trucs” évidents et visibles de ce magicien iconoclaste, la magie opère. Parce qu’on s’émerveille de la force d’imagination dont on est encore capable, et ce, malgré un quotidien où l’on se sent  parfois transparent…  
 

En ce moment et jusqu’au 30 novembre 2008, au Théâtre du Rond Point, Le Cirque Invisible écrit, déguisé et mis en scène par Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée. 

Pour finir, la boîte à musique de Philip Glass.

 

 

Raymond Depardon, porter un autre regard sur l’homme

Cet article est proposé par Laure Dandolo

 

Qu’est-ce-qui nous inspire dans la vie de tous les jours, vers quoi notre regard se pose et notre pensée s’égarent ? Il y a des études sur les Français, leur mode de vie, leurs préoccupations, leurs attentes, des publicités innovantes et des phénomènes de mode venus de partout dans le monde. Et puis, il y a ces petites choses, ces petits intérêts que l’on porte à des personnages, des films, des affiches.. qui nous apprennent tout autant.

Raymond Depardon est un homme dont on parle beaucoup en ce moment, à l’occasion de la sortie de son documentaire La vie moderne, je profite donc de l’actualité pour évoquer ces livres et plus particulièrement La Solitude heureuse du voyageur. Il s’agit à la fois d’un recueil de photographie et d’une autobiographie. Le seul lien entre la photo et le texte est l’homme lui-même, le photographe derrière son objectif, l’écrivain se délivrant. 

 

 

C’est là que repose le travail de R. Depardon : dévoiler, arrêter le temps. Tout est dans l’instant figé et tout est dans le silence de l’homme seul face à lui-même : le recueil rend compte des émotions fortes que ressent le photographe face à des images saisissantes qui font désormais parties de la grande histoire. Lorsque l’on s’intéresse à l’homme on ne peut rester insensible à son travail. Il ouvre des pistes de réflexion sur les liens qui existent entre ce que fait un homme et ce qu’il pense, il apporte une autre vision  de l’humanité, sans mise en scène.

couverture de la solitude heureuse du voyageur

Quelques infos : 

Raymond Depardon est né le 6 juillet 1942 à Villefranche-sur-Saône. Photographe, réalisateur, journaliste et scénariste français, il est considéré comme l’un des maîtres du film documentaire. Il a cofondé en 1966 avec Gilles Caron la célèbre agence Gamma.

 

Pour en savoir plus :

 

 

Be kind, rewind Désir Noir

Lorsque Gondry s’empare de l’univers de Noir Désir et propose d’incarner à l’envers et à l’endroit la musique des Bordelais, annonce-t-il déjà son obstination à retourner le quotidien, à prendre les choses et les gens à rebours ou y trouve-t-il le début d’une idée pour son Be kind rewind ?

L’envers à mi-distance de la misère et du soleil

“Je voulais seulement marquer que, si j’ai beaucoup marché depuis ce livre, je n’ai pas tellement progressé. Souvent, croyant avancer, je reculais. Mais, à la fin, mes fautes, mes ignorances et mes infidélités m’ont toujours ramené sur cet ancien chemin que j’ai commencé d’ouvrir avec l’envers et l’endroit, dont on voit les traces dans tout ce que j’ai fait ensuite et sur lequel, certains matins d’Alger, par exemple, je marche toujours avec la même légère ivresse.”

Albert Camus - L’Envers et l’endroit - 1937